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La vie est parfois surprenante

Publié le par Carole Grandgirard

 Mardi dernier, comme très souvent, je suis à Paris pour une réunion dans le cadre de mon travail. Je suis très en avance (cause grève SNCF et donc je prends un TGV aux aurores, histoire d’être quand même présente). Je suis vers le Beau Marché, il fais beau, j’ai le goût de Paris qui revient au fond de la gorge, son agitation, son odeur, ses réveils un peu laborieux, ces gens pressés qui dès le matin s’agitent… Je m’installe à la terrasse d’un café, un bon Fred Vargas dans les mains (les seuls moments où je lis sont ceux qui me conduisent à la capitale, dans un train, sur une terrasse…), un petit café… je lis, je rêve, j’observe, je prends du plaisir dans cette attente.


Et puis une jeune fille munie d’un appareil photo de bonne taille m’interpelle : « Excusez-moi, je fais une école de photographie et nous avons un travail à faire sur le thème du « petit café du matin », est-ce que cela vous plairait que je vous prenne en photo ? » Moi, interloquée : « Je ne sais pas si cela me plairait, mais si c’est pour un travail alors, je suis d’accord »… La voici donc qui me mitraille, les gens se retournent, me guettent. Je suis un peu gênée. La jeune fille me remercie et part.


Quelques minutes plus tard, remise de ma surprise, je continue à lire à voyager là ou l’auteur m’emmène. Et puis…. Nouvelle interpellation : Une vieille amie, que je n’avais pas vue depuis près de 5 ans s’assied à ma table. Je suis ravie de la revoir, elle me donne de ses nouvelles, m’apprend la naissance d’enfants de certains, de nouveaux job pour les autres, de déménagements… Je suis ravie et en même temps je m’interroge. Comment peut-on quitter ses amis de cœur comme ça, sans plus jamais se retourner, sans plus jamais faire un pas vers l’autre ? Je ne comprends pas. Je me dis que cela n’est pas dans ma nature un tel comportement. Et puis je me dis aussi que la vie est ainsi, qu’un temps on a l’impression de partager des moments forts, qui ont du sens, mais que tout le monde n’en a pas la même interprétation, n’y apporte pas la même valeur.


J’ai tendance à me construire des amitiés comme on construit une famille.

J’ai besoin de voir mes amis souvent, de partager des moments graves ou légers.

Mais en même temps, tout le monde n’est pas capable de répondre à ce genre de demande, d’exigence et c’est normal alors que l’on se casse le nez souvent.


A trop croire on finit par enjoliver les choses, les relations et parfois la chute est rude.

Mais il faut apprendre aussi de ce genre d’expérience. Je ne dis pas qu’il faille être plus frileux, mais que la vie se charge parfois de faire le tri, le ménage, mais qu’en fait ce n’est pas plus important que cela. Seul l’essentiel reste.


Autre surprise dans le train du retour : Sophie de Doudoucréation a fait le voyage avec moi… Supers échanges de bidouilleuses.


Il y a des journées surprenantes.

Merci la vie aussi pour cela.

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marine 23/04/2010 19:36



ouaip, suis d'accord et mes petits matins parisiens ont des airs d'insouciance qui ressemblent à ce que tu décris.... et ces journées magiques.... oui...